L’Égypte ancienne

 

Architecte du monde

Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes qui créèrent le premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencé la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la  Méditerranée et du Moyen Orient.

 

Histoire :

C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes politiquement distincts mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Égypte, au Sud, et la Basse Égypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord, d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes).

  

Divinités égyptiennes :

Le panthéon égyptien est l'un des plus imposants du monde. Il y a en théorie une quasi infinité de dieux, puisqu'une divinité peut être créée en fusionnant deux ou plusieurs dieux. Pour les anciens Égyptiens, les dieux habitaient sur terre (dans les temples), et il fallait les honorer pour qu'ils continuent à y résider. Pour cela, ils priaient, dansaient, chantaient et leur apportaient des offrandes de nourriture et d'objets précieux.

 

Quelques dieux de  l'Égypte :

 

 

OSIRIS :

Il est l'un des quatre enfants de Nout et de Geb. Roi terrestre devenu souverain du royaume des morts, il porte les attributs de sa fonction de maître tout puissant. Il tient dans une main le sceptre et dans l'autre le fouet.

 

ISIS :

 

Soeur et épouse d'Osiris, Isis est à la fois déesse et magicienne. Elle triomphe de la mort en ressuscitant Osiris. Elle est la mère universelle, celle qui donne naissance à tous les êtres vivants. Isis est identifiée à Hathor et figurée comme une femme portant les cornes de la déesse vache enserrant le disque solaire.

 

 

ANUBIS :

 

Il est représenté sous la forme d'un homme à tête de chacal ou de chien. Il préside exclusivement le culte funéraire. Il protège les défunts, les accueillent dans l'au-delà et les conduit devant Osiris avec qui il procède au jugement des morts en se chargeant de la pesée du coeur. Anubis est le maître incontesté de tous les rites et de toutes les techniques de momification. Il est le dieu de l'embaumement, rite qu'il a pratiqué pour la première fois sur Osiris.

 

RÊ:

Le nom de ce dieu s'écrit RÂ. Maître des dieux, Rê parcours le ciel d'Est en Ouest pour dispenser la lumière et la chaleur du soleil.

THOT:

Thot est représenté sous la forme d'un homme à tête d'ibis. Secrétaire des dieux, Thot est le greffier de toutes les cérémonies rituelles et divines. Patron de l'arithmétique et des chiffres, Thot est de ce fait "comptable du temps". Inventeur de l'écriture, il est le seigneur des textes conservés dans les temples.

 

SETH:

 

Seth est l'un des dieux les plus anciens de l'Égypte. Meurtrier d'Osiris, son frère, dont il usurpe le trône, il est haï en tant que représentation du mal. "Dieu des tempêtes et des orages", "maître du désert", il a cependant sa place au panthéon égyptien comme incarnation des forces et des éléments négatifs indispensables à l'équilibre du monde. Seth est représenté comme un animal non identifié, probablement imaginaire. Son corps mince, sa longue queue dressée et fourchue ayant l'aspect d'une flèche, son museau long et busqué, ses longues oreilles droites, rappellent à la fois le lièvre, l'oryx et l'âne.

 

HORUS:

 

Fils d'Isis et d'Osiris, Horus est le maître du royaume terrestre.

Il incarne l'aspect dynamique du pharaon et de ses devoirs.

Il est représenté sous forme humaine à tête de faucon, animal céleste par excellence.

 

AMON :

 

 

Il est sans conteste le dieu le plus populaire de l'Égypte ancienne.

A l'origine, simple divinité obscure de la région thébaine, il deviendra dieu d'État au début du Nouvel Empire. Il connaîtra un prestige grandissant et son clergé restera le plus riche jusqu'en 664 avant J.C date de la destruction de Thèbes par les assyriens.

 

HATHOR :

Elle est certainement l'une des déesses les plus populaires d'Égypte. Le nombre des temples qui lui sont dédiés, dont celui de Dendérah, son fief privilégié, est à la hauteur de l'image qu'elle transmet. Elle est assimilée à une multitude de divinités locales, la faisant apparaître sous des formes diverses. Hathor est aussi protectrice de plusieurs nomes.

 

MAÂT :

 

Représentée par une jeune femme coiffée d'une plume d'autruche, Maât personnifie la vérité et la justice, deux vertus indissociable et nécessaire au bon ordre de la société et du monde. Son rôle est d'annihiler le principe qui lui est opposé, le désordre. Maât est la force de cohésion intangible qui fait que chaque chose est à sa place. Elle est la morale universelle respectée et adorée de tous.

 

 

BASTET:

Bienfaitrice et protectrice de l'humanité,  Bastet est la déesse musicienne de la joie. Elle est figurée sous l'aspect d'une chatte, mais aussi parfois sous l'aspect d'une lionne; Bastet est la patronne du foyer, la déesse de la maternité, de la fertilité et des multiples vertus féminines.

 

NOUT:

 

Elle est représentée sous les traits d'une femme au corps recourbé en arc de cercle, les bras pendant vers le couchant, et les pieds du côté du levant. Son corps couvert d'étoiles personnifie la voûte céleste.

 

SEKHMET:

 

 

Déesse à tête de lionne et à corps de femme, elle est bien connue pour son caractère irascible. Elle est douée de pouvoirs immenses. Son nom signifie "la puissante", et de ce fait, elle attire et fait peur. Parmi les grandes figures divines de l'Egypte ancienne, Sekhmet fascine par ses contradictions extrêmes, entre protection et destruction.